En se laissant rêver, on pourrait se représenter Cissy Street comme une rue chaude et nocturne d’un quartier populaire bordée de clubs de jazz, de funk et de rock, d’où toutes sortes de gens entrent et sortent au rythme de leurs envies. Comme une rue bouillonnante où il n’y a qu’un pas à faire pour passer d’un pays à l’autre, où les influences africaines, brésiliennes et cubaines se mêlent au son des groupes de rock et se confondent en une seule et même musique.

C’est cette image là que le guitariste et compositeur Francis Larue véhicule en créant Cissy Street, avec le profond désir de respecter et perpétuer ses grands amours musicaux. Car la danse, les musiques rythmiques, le ressenti corporel, les cultures plurielles issues des métissages avec l’Afrique, constituent des aspects centraux de cette musique autant que le jazz, le rock, et leur héritage.

Synthèse d’un parcours, fruit de voyages, le premier album du groupe se donne comme fil conducteur cet amour des rythmes qui font transpirer. Et il n’y a qu’un pas entre les grooves de Roy Hargrove, d’Irakere et de Rage Against The Machine quand le groupe s’en saisi dans les compositions du leader.

Quant aux compagnons de route, Etienne Kermarc à la basse, Vincent Périer au saxophone, Yacha Berdah à la trompette et Hugo Crost à la batterie, ils connaissent bien les cultures chères au guitariste, s’en saisissent et jouent aisément avec leurs codes.

Avec enfin des mélodies reconnaissables, des arrangements soignés et un jeu de guitare marqué autant par Niles Rodgers que Pat Metheny, la musique de Cissy Street est comme un paysage urbain, métissé, riches d’héritages variés et en constante évolution.

The band

Vincent Périer

Saxophone

Francis Larue

Guitare, compositions

Yacha Berdah

Trompette

Etienne Kermarc

Basse

Hugo Crost

Batterie